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Luz ou le temps sauvage

Critiques sur Luz ou le Temps sauvage

Le café littéraire de Gaelle – » En Argentine ce sont les femmes qui font l’histoire» 

La Capitana

La Capitana

Cielo de Tango

Tango – de Roselyne Dumazel – «Le Gard»  

Mails de lecteurs et lectrices:

Je viens de terminer la lecture de «La Capitana» et il m’est impératif de venir vous remercier pour ce livre magnifique et la rencontre de cette femme exceptionnelle. Comme je comprends votre besoin impérieux d’écrire sur Mika y Hipolito ! Ils resteront pour moi une TRES belle rencontre, qui m’habitera longtemps ….. de même que la votre à la librairie du Square à Grenoble la semaine dernière. Merci beaucoup pour tout cela et continuez sur ce chemin ! M.Claire COURBON

 

Je termine à l’instant «Luz ou le temps sauvage», «ce roman triste mais avec l’espoir de Luz»..
Et c’est vraiment ce sentiment où l’un est inextricablement mélé à l’autre que je ressens. Je suis surprise que ce ne soit pas la colère, sans doute le pouvoir de votre écriture  ou plutôt de votre regard humaniste.
Laurence Bossard

PAR FABIEN SA NOTE : La Capitana

Elsa Osorio retrace l’histoire de Mika Etchebéhère, elle n’est pas historienne, mais c’est une conteuse formidable, elle rend son récit biographique émouvant. La vie extraordinaire d’une femme libre, anti-fasciste, et qui laisse le lecteur haletant. Mika Etchebéhère s’engage dans les combats importants de son siècle, son parcourt est étonnant, il suffit de balayer la table des matières pour s’en rendre compte, soit dans le désordre : Moisés 1902, Paris-Espagne 1936-1937, Paris en 1992, en 1982, en 1968, Buenos Aires de 1919 à 1923, la Patagonie en 1926, Paris-Berlin en 1931-1933, Périgny 1977… Durant la guerre d’Espagne elle a un grade élevé sans avoir jamais eu de formation militaire, elle gagne le respect de ses hommes, sait se faire obéir. C’est cette période de combat qui est le pivot de l’histoire, mais son combat ne s’arrête jamais, elle ne cesse de militer, de débattre, de s’engager, forçant l’admiration de tous. Osorio nous la montre, avec beaucoup d’habileté, en bouleversant la chronologie historique dans sa narration, sans que le lecteur se sente perdu pour autant, au contraire, faire un saut d’une trentaine d’années dans le passé ou vers le futur, offre un éclairage encore plus fort sur la personnalité de Mika. L’auteur opère aussi des glissements étonnants de point de vue, nous plongeant dans l’intimité de son personnage, nous offrant la perception qu’en a un proche, ou parlant du point de vue de l’écrivain ; son utilisation de l’italique est aussi très habile pour rendre compte des «écrits» de Mika, car cette dernière a ce point commun avec Osorio, elle n’a jamais cesser d’écrire, des articles engagés dans des revues, des lettres et dans son journal. Et en lisant un extrait de «Ma guerre en Espagne à moi. Une femme à la tête d’une colonne au combat», livre écrit par Mika Etchebéhère et publié par Actes Sud : «Donc je suis pour eux une femme, leur femme, exceptionnelle, pure et dure, à qui l’on pardonne son sexe dans la mesure où elle ne s’en sert pas, qu’on admire autant pour son courage que pour sa chasteté, son attitude, sa conduite. Puis-je risquer de manquer à cet engagement tacite, faire l’amour et qu’ils l’apprennent, et garder en même temps leur confiance, leur respect, cette espèce d’admiration qu’ils me vouent à l’heure de la vérité ? Eh bien, non ! Je reste ce que je suis, chaste et pure comme ils me veulent, femme ou hybride, quelle importance ! L’essentiel est de servir cette révolution avec le maximum d’efficacité et merde pour la petite secousse de la chair !». En lisant ce passage, après avoir lu le livre, je peux sentir à quel point le travail d’Osorio est formidable, elle parvient à retranscrire dans ses mots à elle, au travers de la «voix» si particulière de son personnage, la pensée d’une Mika Etchebéhère bien réelle et qui semble prendre chair devant nous.

Babelio.com  — critiques sur Luz ou le temps sauvage —>

«Un roman fort et poignant pour découvrir l’une des périodes les plus sombres de l’histoire argentine.
Une histoire remarquablement racontée sur un rythme époustouflant. Haletant et plein de suspens, ce roman choral nous embarque dans le point de vue de Luz et des personnes que le destin de cette enfant a bouleversées et qui se sont battues, d’abord contre elles-mêmes dans une profonde remise en question, puis contre un système barbare et toute la «banalité du mal» qu’il répand autour de lui. Le livre est, du début à la fin, pétri de peur, de souffrance, de violence, celles de Luz et plus encore celles de tous les autres. Les personnages qui entourent Luz et le mensonge où son enfance a été immergée sont hauts en couleur, comme la Bête, le tortionnaire amoureux et sa femme, Myriam, l’ex-prostituée qui connaît la vérité et veut la faire découvrir à Luz, comme le général son grand-père, sa mère la mondaine qui ignore tout, son père adoptif… Luz ou le temps sauvage est un livre de mémoire qui n’exclut pas pour autant une trame romanesque où large place est faite à l’amour, au simple bonheur d’aimer et celui de partager avec d’autres.
Un très beau roman qui, en reconnaissant que toute lumière charrie son ombre, est un hymne à l’espoir et à la justice et qui nous met au coeur du combat des Grands-mères de la place de Mai qui se battent depuis 1977 pour retrouver tous les disparus de ce régime et reconstituer les filiations de ces enfants volés. On n’en sort pas indemne.»

(plus de critiques de la même page ici)

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